Une création de Boréas, une vitrine à Las Vegas.

La Voix de l’Est, 10 janvier 2019

Boréas marque un nouveau jalon de sa jeune histoire en démontrant son savoir-faire à la grand-messe de l’électronique, qui se tient à Las Vegas jusqu’au 11 janvier. L’entreprise bromontoise spécialisée dans les semi-conducteurs y présente un cellulaire sans bouton, entièrement contrôlé par rétroaction haptique, qui promet des performances inégalées.

En se présentant à l’incontournable salon annuel Consumer Electronics Show (CES) dans la capitale américaine du jeu, le président et fondateur de Boréas Technologies, Simon Chaput, voulait frapper un grand coup. Et ce fut le cas. L’engouement du public et d’éventuels clients a été instantané. « Il n’y a rien de similaire sur le marché, dit-il. Dès que les gens expérimentent notre technologie, ils constatent que le potentiel de notre produit est immense. »

Le CES sera ni plus ni moins qu’un tremplin pour la jeune entreprise, qui vient de lancer en octobre son produit phare, le BOS 1901, un circuit intégré breveté hyper performant. Ce module de contrôle d’actionneurs électroniques spécialisés (piézoélectriques pour les initiés) est six fois plus rapide que la concurrence tout en consommant dix fois moins d’énergie.

Cette innovation trouve de nombreuses ramifications dans la sphère des fonctionnalités haptiques (interface par le toucher). Les débouchés dans ce créneau vont des montres aux cellulaires connectés, en passant par les équipements de réalité virtuelle et augmentée, les jeux vidéo, puis l’industrie automobile.

Le chef d’entreprise et son équipe ont misé sur le mobile pour se démarquer parmi la manne de gadgets et d’innovations dévoilés à Las Vegas. « En implantant notre technologie dans un cellulaire, on a pu éliminer la quasi-totalité des ouvertures autour du boîtier. Ça augmente notamment la fiabilité de l’appareil en évitant la contamination par l’eau et la poussière, souligne-t-il. Ça permet aussi aux manufacturiers d’avoir plus de latitude au niveau du design. » Le BOS1901 permet ainsi de retirer les boutons externes (volume, mise hors tension) en les remplaçant par des applications haptiques donnant la sensation de relief sur l’écran tactile via un mode de vibration pour les localiser.

La technologie développée par Boréas permet notamment d’éliminer les boutons des cellulaires. On voit ici le prototype présenté au CES.

La technologie développée par Boréas permet notamment d’éliminer les boutons des cellulaires. On voit ici le prototype présenté au CES. PHOTO FOURNIE PAR BORÉAS

Essor

En repoussant les limites de la technologie, Boréas a fait grand bruit. D’ailleurs, Simon Chaput multiplie les rencontres avec de potentiels partenaires et clients depuis qu’il a mis le pied au CES. Les portes de nouveaux marchés sur trois continents s’ouvrent toutes grandes pour l’entreprise fondée en 2016, établie dans le Centre de recherche en microélectronique de Bromont (C2MI).

« Il y a à peine quelques mois, nous avions des pourparlers avec des clients en Amérique du Nord, principalement aux États-Unis. Nous sommes maintenant en discussion avec des entreprises en Europe puis en Asie. Les choses bougent très vite », confie l’ingénieur devenu homme d’affaires. En ce sens, ce dernier prévoit que le BOS 1901 trouvera plusieurs applications sur le marché de masse au cours des mois à venir.

Notons qu’Ottawa a récemment appuyé Boréas dans la commercialisation de ses produits, en lui octroyant une subvention avoisinant deux millions de dollars par l’entremise du ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique.

Loin de s’asseoir sur ses lauriers, la jeune entreprise planche actuellement sur plusieurs autres projets. Il est toutefois prématuré d’en dévoiler la nature, concurrence oblige.

Alors que se dessine la mise en marché d’écrans pliables et enroulables, entre autres présentés par la multinationale LG au CES, Simon Chaput voit une nouvelle opportunité.

« C’est une technologie très prometteuse, fait-il valoir. C’est un pas dans la bonne direction pour Boréas. Ça nous permettra de repousser encore davantage les limites des applications haptiques qui seront alors incontournables dans ce type d’appareil. »

Pour lire l’article complet, cliquez ici : https://bit.ly/2H15yZ

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